Zao Wou-ki

31.8 - 9.9.2002 2002 huile sur toile 130 x 162 cm Collection particulière, Paris© ADAGP Paris, 2003

Galerie nationale du Jeu de Paume Du 14 octobre 2003 au 07 décembre 2003

La lettre de Saint-Germain Audit n°24 (octobre 2003) :

Au sommaire de ce numéro, la lettre s'ouvre à Jean-Louis Richard, associé-gérant de Change Partnership France, pour un article intitulé « Armée de nains ou armée de géants ? » et un article intitulé « Tout va bien … » par Bruno …

Bonne lecture.


Armée de « nains » ou armée de « géants » ?

A la tête des entreprises, ce sont les capacités personnelles des cadres de direction qui font la différence. Qu'il s'agisse d'observer, d'écouter, de décider ou de convaincre, leur personnalité reste leur principal outil de travail.

Est-il pour autant aisé d'évaluer le potentiel des futurs dirigeants ? Certains cadres croient devoir se comporter de façon à être promus et développent des comportements opposés à ceux des dirigeants performants.

La voie qui les conduit ensuite de « nain » à « géant » est plus ou moins sinueuse. Ce ne sont pas les hommes qui sont limités, c'est le regard qu'ils portent sur eux-mêmes.

Grâce aux avancées mondiales des pratiques de coaching, des milliers de cadres ont déjà été accompagnés avec succès sur ce chemin.

Tom avait entendu parler de ce colis adressé par le grand patron à chaque nouveau directeur. Il n'avait jamais pu en savoir plus. Les initiés gardaient le secret. L'envoi provenait du bureau de Ron, son Président. C'était maintenant son tour. L'emballage céda. Une « Matriochka » de bois coloré le dévisageait. Elle avait l'allure d'un jeune cadre, simple et souriant : le modèle réduit du responsable de Swen Corp. Il l'ouvrit. Une seconde poupée gigogne apparut, puis une troisième et encore deux autres. Tom songeait à une mauvaise blague de son équipe lorsqu'une lettre glissa de la plus petite poupée. La signature de Ron.

« Tom, te voilà Directeur de Swen Corp. Tu crois qu'après tant d'années d'efforts tu as fait la plus grande part du chemin. Je t'assure que ce qu'il te reste à parcourir est bien plus difficile. Je sais que tu y arriveras et voici ce que j'ai à te dire : si tu formes des collaborateurs plus petits que toi, Swen Corp deviendra une armée de nains et disparaîtra. Si tu continues l'oeuvre de tes aînés et si tu développes des collaborateurs de plus en plus grands, nous resterons l'armée de géants que nos clients récompensent depuis un demi-siècle. Que ces poupées te le rappellent à chaque instant, longue vie à Swen Corp ! »

Cette histoire vraie - Swen Corp est un nom d'emprunt - illustre le secret de réussite le mieux gardé du monde des affaires. Depuis 25 ans, j'ai eu la chance de travailler avec des dizaines de dirigeants. Je pensais au début que les résultats d'une entreprise provenaient de sa position stratégique, de ses produits, de son organisation, de ses technologies ou de ses partenariats. J'ai dû m'incliner devant les faits : le principal outil de travail des cadres de direction est tout simplement leur personnalité. Qu'il s'agisse de créer ou de tirer parti des stratégies, produits, organisations et autres facteurs de succès, le comportement de chacun et la solidarité des équipes font toute la différence.

Armée de « nains » ou armée de « géants » ?

Quelques entreprises évoquent l'armée de géants. Leurs dirigeants développent des collaborateurs toujours plus forts et responsables, qui forment à leur tour des équipes de haut vol, et ainsi de suite. Pour ces entreprises, il n'existe pas de conjoncture contraire. Leur croissance est régulière, leurs profits se jouent des standards de leur secteur et leurs concurrents les envient. Dans des métiers sinistrés, ce sont les seules qui survivent. Sur des marchés en expansion, ce sont les premières à profiter de la manne. Chaque génération lègue à la suivante un héritage plus riche.

D'autres entreprises font penser à une armée de nains. Elles peuvent acheter les meilleures technologies, prendre le contrôle des meilleurs concurrents, recruter les meilleurs cadres, rien n'y fait. Le potentiel de leurs cadres, et donc de leurs futurs dirigeants, reste limité. Dans des conditions normales de marché, elles consomment plus de valeur qu'elles n'en produisent. Seules des conditions très favorables leur permettent de réussir. Chaque génération accuse la précédente avant de répéter les mêmes erreurs.

Dans les groupes que j'ai observés, une large part de cet effet « géant ou nain » provient de l'écart entre les qualités nécessaires au cadre pour accéder au comité de direction et celles qui sont attendues de lui pour développer et faire réussir son unité. L'encadré en fin d'article illustre ces différences : à gauche les cadres à développer, à droite les dirigeants sans limites. Jim Collins décrit ce phénomène, qu'il baptise Level 5 Leadership, pour expliquer l'écart entre les bonnes entreprises et les très puissantes.

Michel, parfait manager.

Michel avait 41 ans et venait d'accéder à la direction d'une unité de son groupe. Bons diplômes, tête bien faite, beaucoup d'énergie. Un homme de son talent pouvait juger n'avoir plus rien à apprendre. Je lui demandai pourquoi il souhaitait se faire coacher.

Sa réponse fut directe : « Notre groupe doit aujourd'hui affronter un tournant difficile. Mon nouveau patron n'a que six ans de plus que moi. Il parait plus fort et plus brillant, mais aussi plus modeste et plus opiniâtre que tous mes patrons précédents. Je veux trouver moi aussi cette confiance profonde en moi et mes équipes qui nous permettra de réussir l'impossible. Face à lui, je découvre que j'ai encore un immense chemin à parcourir. Il m'a conseillé de choisir un coach pour travailler sur moi ».

Quelques mois plus tard, Michel était promu et proposait à ses collaborateurs de choisir un coach à leur tour. Un an plus tard, l'esprit d'équipe et la richesse des relations à haut niveau dans ce groupe n'avaient plus rien de commun avec le passé.

Comment réussir des exploits ?

Il arrive qu'une entreprise soit condamnée à réussir des exploits pour survivre : redresser en peu de temps son exploitation, se renouveler ou changer brutalement de dimension. J'ai toujours rencontré, à l'origine de ces exploits, une équipe de dirigeants modestes et sereins, poursuivant leur mission avec autonomie et opiniâtreté, et très liés entre eux.

Le coaching de croissance libère les ambitions, renforce les engagements et les liens, et aide chacun à progresser avec l'entreprise en se sachant reconnu et soutenu. Les changements profonds sont rendus possibles. Quand quelques cadres se partagent la direction d'une unité, c'est la somme de leurs liens humains, en termes de confiance et de solidarité sur leurs objectifs communs, qui fait la différence. Les « géants » qui ont travaillé sur eux pour atteindre leur équilibre professionnel sont à l'écoute de chacun et savent établir des liens riches avec leurs pairs et leurs collaborateurs. Rien n'arrête leur progression.

Cadre - coach : une relation fondatrice

Le coach de croissance est en rapport régulier avec son client. Il aide à préparer des réunions, à mener des entretiens avec d'autres responsables, à animer des ateliers de travail, à accompagner un projet ou à prendre une décision délicate. Il conduit son client à tirer profit de chaque nouvelle expérience pour grandir et s'enrichir. Le coach ne juge pas. Il écoute avec une intensité particulière. Il explore en faisant écho à ce qu'il entend. Il perçoit les émotions. Son regard permet de mettre en lumière des aspects jusqu'alors ignorés des actes de son client et fait surgir des opportunités inattendues. Le coach procure au cadre dirigeant la force d'un lien fondateur. Le regard qu'il porte sur son client lui permet de repousser ses limites. C'est dans cette intimité professionnelle et humaine que naissent les pratiques et les nouveaux comportements souhaités. Le profil du coach, garantie du résultat

Ancien dirigeant, c'est un homme-ressource qui a appris à agir en profondeur pour accélérer les mutations. Il puise dans son expérience pour faire émerger les chemins d'apprentissage et les nouveaux points de vue, sans occuper la position d'expert. Son empathie lui permet de rejoindre son client et de l'accompagner dans ce qu'il vit. Il s'appuie lui-même sur un travail personnel et un apprentissage de plusieurs années.

Il est tenu à une éthique personnelle et à un strict devoir de confidentialité professionnelle et se fait superviser pour maintenir sa neutralité et s'améliorer. Dans l'exercice de cette profession aux pratiques peu codifiées, il ne s'enferme dans aucune école et étudie en permanence. Il respecte une déontologie rigoureuse et s'interdit par exemple de coacher individuellement deux cadres travaillant ensemble ou concurrents entre eux. C'est pourquoi de tels coachs interviennent toujours en équipe, pratiquant entre eux ce qu'ils apportent à leurs clients.

Quels résultats attendre de ce coaching de croissance ?

Après neuf à douze mois des changements apparaissent, comme :

-  le comportement plus serein du cadre, sa capacité d'écoute, son ouverture aux faits, sa qualité de décision, son calme et sa sincère détermination,
-  son équilibre personnel, sa créativité, sa capacité de discernement, son estime de soi, sa satisfaction professionnelle et son désir de construire,
-  le niveau d'ambition et la clarté des objectifs, le renforcement des valeurs et de l'identité collective de l'entreprise,
-  l'intensité de la communication et des liens entre le cadre et ses collaborateurs, l'autonomie, le niveau de confiance et d'implication au sein de ses équipes, le désir d'innover et l'énergie de construire ensemble,
-  et, de proche en proche, les engagements, les comportements individuels, la capacité de décision et la performance d'équipe.

Ces résultats donnent envie d'aller plus loin. Lorsque plusieurs responsables travaillent à leur tour sur eux, les valeurs de l'entreprise s'affirment et les effets sur l'organisation se cumulent. Le coaching devient une dynamique d'entrainement et un standard de travail en équipe. La croissance interne s'accélère. L'entreprise change et se développe sur ses marchés qu'elle contribue à enrichir. Plus féconde, elle n'a par exemple plus forcément à recruter des nouvelles têtes ou à racheter des concurrents pour brûler leurs ressources.

Comment passer à l'acte ? Le coaching de croissance des cadres dirigeants est proposé suivant des formules d'abonnement sur six à douze mois. Les objectifs et les coûts sont fixés à l'avance. Le client dispose d'un accès illimité à son coach, en tête-à-tête, au téléphone et par mail. En pratique, les séances de travail durent une à deux heures. Elles sont souvent espacées de deux à trois semaines, parfois moins. Quelques réseaux mondiaux ont établi des standards de qualité rigoureux en concertation avec leurs grands clients. Il est commode de s'y référer pour établir un contrat de croissance fixant les engagements réciproques.

Bon voyage si le coeur vous en dit !

Jean-Louis Richard

Associé-gérant de Change Partnership France, membre du réseau mondial de coaching « THE CHANGE PARTNERSHIP »richard@changepartnership.com

Le cadre à développer...

Le dirigeant sans limites..

> excelle dans un domaine et défend ses points de vue

> écoute avec modestie et s'appuie sur ses réseaux

> se sent au sommet de ses capacités et craint la montée en puissance de ses collaborateurs

> travaille sur lui pour progresser et développe à son tour des « géants »

> a souvent l'impression de jouer un rôle

> est la même personne en toutes circonstances

> dépend des jugements portés sur lui et s'efforce de plaire

> poursuit sa mission avec opiniâtreté et indépendance

> est tendu et anxieux de réussir

> est calme et confiant

> manoeuvre selon les circons-tances pour arriver à ses fins

> travaille en équipe pour atteindre le but de l'entreprise

> dissèque et analyse les rapports humains

> nourrit des liens humains riches et profonds

> sait comment tirer parti de tous ceux qui peuvent être utiles

> respecte chacun pour la personne qu'il est

> s'appuie sur ce qu'il sait > cherche ce qu'il ne sait pas

> se fie aux rapports et états de gestion > dévoile des faits que personne n'avait vus avant lui

> croit que chacun a un niveau qu'il ne peut dépasser > sent que chacun gagne à repousser ses limites

> se félicite de ses succès et blâme les autres de ses échecs

> félicite les autres de ses succès et travaille sur ses échecs

> est toujours pris et le plus souvent en réunions formelles > reste disponible pour chacun, souvent en réunions informelles

> améliore l'existant par actions incrémentales > transforme radicalement et en profondeur

> défend ses intérêts et les avantages attachés à sa fonction > vise l'intérêt collectif et l'équité à tous les niveaux

> atteint ses objectifs et réclame plus de moyens pour faire mieux > imagine l'impossible puis invente les moyens d'y parvenir

Le billet d'humeur de Bruno

Tout va bien…

A l'occasion de cette rentrée, un livre semble déchaîner les passions et on en parle un peu partout. Il s'agit du livre de Nicolas Baverez dont le titre est « La France qui tombe ».

Un certain nombre de critiques sont particulièrement acerbes, pour ne pas dire méprisantes. Certains l'accablent de faire un inventaire à la Prévert qui ne démontre rien et peut même comprendre des inexactitudes, d'autres de se complaire dans l'auto flagellation à la française, d'autres d'avoir la nostalgie du gaullisme et je ne sais quoi encore.

Je ne connais pas Nicolas Baverez. Néanmoins, je lis depuis un certain temps les articles qu'il publie. Je n'en fais pas la collection et ne les ai pas sous la main pour en décrire le contenu, mais pour la plupart ils m'ont paru pertinents et frappés de bon sens.

Je n'avais pas particulièrement l'intention d'acheter le livre car, vu le sujet abondamment commenté dans des articles purement analytiques, l'essentiel me semblait être dit. En fait, ce sont les diatribes exacerbées qui m'ont poussé à l'achat, car je me suis dit qu'il devait vraiment avoir poussé le bouchon un peu loin.

Lecture faite, de deux choses l'une : soit les critiques en question travaillent en sous-main pour faire la publicité du livre (la preuve en est, j'ai acheté le livre), soit ils sont particulièrement chagrins ou ont un problème d'acidité gastrique (je penche pour l'une ou l'autre de ces deux dernières solutions).

Alors que raconte Nicolas Baverez ?

Tout simplement que le monde évolue, bouge, que les richesses se déplacent, que la France d'aujourd'hui n'est plus celle d'hier, que d'autres pays ont fait des mutations plus rapides que nous, que dans la course entre les nations rien n'est joué à l'avance, rien n'est perdu, qu'il faut se bouger en communiquant, en liant le ciment social et aller de l'avant en éliminant les rigidités structurelles de tout ordre et en corrigeant les erreurs commises.

Le message est clair, facilement compréhensible et devrait être d'application immédiate dans le contexte économique difficile que nous connaissons.

Néanmoins, je pense, a priori, mais je n'en suis pas certain, qu'il a commis une erreur : il n'a pas dû envoyer son ouvrage au Ministère des Finances qui, à n'en pas douter, aurait mieux expliqué les tenants et aboutissants du projet de loi de finances.

C'est la seule explication possible que je voie à la lecture de ce projet de loi, à moins que ce soient les journalistes qui ne fassent pas jusqu'au bout leur travail d'information (je ne parle même pas du 20H du dimanche soir de TF1).

C'est un projet qui fait des avancées, mais qui va également en fâcher plus d'un.

> il continue la baisse d'impôt entamée mais cette baisse n'est-elle pas compensée par la hausse de la fiscalité locale ?

> il prévoit un élargissement de la déduction des frais d'hospitalisation des personnes dépendantes, mais qu'en est-il pour les personnes ne pouvant pas être accueillies dans des établissements spécialisés et dont les frais sont supportés par les familles ?

> il prévoit une exonération, pendant cinq ans au cours des huit premières années de leur existence, d'impôt sur les sociétés des sociétés innovantes à condition de remplir un certain nombre de critères tels que celui de réaliser des dépenses de recherche représentant au moins 15 % des charges totales. Il y a fort à parier qu'il va y avoir du travail au niveau des contentieux fiscaux.

> les entreprises nouvelles vont continuer à bénéficier de l'exonération d'impôt à condition d'être implanté dans des zones spécifiques et à condition de réaliser moins de 15 % du chiffre d'affaires hors des zones en question. Là, je pense qu'on marche sur la tête : pour moi, cela tient du ghetto fiscal.

> pour les amateurs de risques et de sensations fortes, il va être possible de créer des sociétés unipersonnelles d'investissement à risque dont l'objet serait de prendre des participations dans de jeunes entreprises. L'avantage sera de ne pas être imposé sur la plus-value réalisée par la société dans l'hypothèse d'une cession de participation et de ne pas avoir d'imposition au niveau de l'associé dans l'hypothèse d'une distribution de cette plus-value. C'est bien mais peut-être d'application limitée.

> les entreprises vont pouvoir aider leurs salariés qui ont des enfants et qui se trouvent soumis à certaines contraintes en bénéficiant d'un crédit d'impôt sur les dépenses engagées. C'est bien dans le cadre du développement de l'idée de l'entreprise citoyenne.

> les travaux sur les locaux d'habitation et les services d'aide à la personne bénéficieraient (sous réserve que la mesure soit entérinée au niveau européen) du taux de TVA réduit. C'est bien.

> les plus-values sur cessions de biens immobiliers vont être taxées différemment. A compter du 1er janvier 2004, les plus-values seront taxées au taux de 26 % (CSG et CRDS incluses). Schématiquement, on va comparer le prix de cession au prix d'acquisition majoré de certains frais. La plus-value constatée bénéficiera d'un abattement de 10 % par année de détention au-delà de la 5ème et sera taxée au taux de 26 % (pour les résidents). La résidence principale continuera à être exonérée à condition de constituer la résidence principale au jour de la cession. Mon opinion sur le dispositif est neutre : cela peut être mieux ou non selon les cas de figure. En revanche, ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que l'impôt sur la plus-value va être payée le jour de la cession. Alors si vous envisagez de céder un bien dans les mois à venir, dépêchez-vous ! Si vous procédez à la cession avant le 31 décembre 2003, vous paierez l'impôt sur la plus-value selon le régime existant avec votre impôt sur le revenu de 2003. Si vous procédez à la cession en janvier 2004, l'impôt sera à payer en janvier 2004.

> l'avoir fiscal serait supprimé pour les distributions de dividendes intervenant à compter du 1er janvier 2005. Pour les personnes physiques, il serait remplacé par un abattement de 50 % pour le calcul de l'impôt sur le revenu. Pour les bénéficiaires de PEA, l'abattement serait remplacé par un crédit d'impôt de 75€ ! Pour les personnes morales, il n'y aurait plus d'avoir fiscal et le corollaire serait la suppression du précompte. Là, je pense qu'il faut reprendre sa respiration et que les grincements de dents vont être nombreux, surtout pour les bénéficiaires de PEA qui (rappelons-le) viennent d'être encouragés à augmenter l'enveloppe de leur investissement. Là, l'erreur de communication est patente. Je ne vous parle même pas des sociétés étrangères qui, du fait des conventions fiscales, se faisaient rembourser l'avoir fiscal ou le précompte. Les stratégies fiscales vont être mises à mal !

> ce qui me surprend (et c'est un mot « arrondi ») par contre, qui n'a pratiquement pas été évoqué dans les journaux et qui peut attiser la controverse, est qu'en 2005, il n'y aura plus de précompte, mais un prélèvement exceptionnel qui aura tout du précompte sauf le nom et qui sera remboursable au cours des trois années suivantes. C'est une sorte de come-back de l'impôt sécheresse.

> le barème de l'évaluation de l'usufruit et de la nue-propriété devient plus réaliste. Néanmoins les donations en nue-propriété bénéficieraient d'une réduction de droits ramenés de 50 % à 35 % si le donateur est âgé de moins de soixante-cinq ans et de 30 % à 10 % si le donateur a plus de soixante-cinq ans. C'est un ajustement technique.

> sur les autres points, ce sont les ajustements à la marge, classique.

Voilà l'essentiel !

Reste à savoir ce qu'il résultera du débat parlementaire en espérant que le travail d'information, de communication et d'explication se fera jour et pas seulement dans les cénacles parlementaires ! !

Que l'on soit pour ou contre une mesure fiscale, tout se justifie à condition de convaincre le contribuable de la raison du choix de la mesure et de rendre cette dernière d'une lecture et d'une application aisée.

Bruno Hické




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